A l’occasion du Festival du film “Planete Couleurs” à Saint Etienne du 27 au 29 mars 2009, Sandrine Mercier a consacrée son émission dominicale “Au détour du monde” au Tourisme Responsable.
Le reporter Gwenaëlle Abolivier est donc partie au pays Dogon, Mali, expérimenter un voyage solidaire proposé par une agence malienne “L’harmattan solidaire“. Cette agence de tourisme organise des voyages “sur mesure” en associant marche à pied et campement collectif tout en participant à des actions de développement et d’aide humanitaire tels que la création d’un logement d’accueil touristique, l’entretien d’une route, l’aide à une coopérative d’élevage, gérée par les femmes ou encore la prise en charge du salaire de l’instituteur..
C’est au cœur d’un petit groupe de français que nous découvrons avec grand intérêt cette civilisation tout aussi mystérieuse que chaleureuse!
“Dans ce village où la pression touristique est raisonnable, le tourisme solidaire semble être une réponse aux besoins de la population. Un autre tourisme est-il possible ?”
Pour Pierre Regior, invité de l’émission, président du festival et voyageur photographe, être voyageur responsable c’est être respectueux des populations rencontrées, faire partager et sensibiliser les gens des expériences vécues et protéger l’environnement dans lequel on évolue au cours de son voyage.
Vient le problème de la photographie abusive de certains touristes qui “volent” et utilisent l’image à leur profit au détriment des populations. Ils ne prennent pas le temps de découvrir et échanger avec les autochtones. Au Mali par exemple, il y a ceux qui ne font que “passer” sans rentrer dans les villages et profiter des campements communautaires : c’est grâce à ces installations collectives que les villages peuvent se développer. Dans un voyage solidaire comme celui-ci, en plus de favoriser les échanges et respecter l’environnement, 4% des prestations servent à ces actions de développement sur le terrain. Ces actions ne sont pas forcément perceptibles vu la quantité importante de besoins. Le tourisme solidaire contribue partiellement à l’amélioration de l’économie locale. Cependant il ne faut pas non plus le limiter à un aspect pécunier car les rencontres et les échanges font également partis de cette forme de tourisme.
Par leur volonté de “partager et protéger”, les voyageurs responsables permettent au tourisme solidaire d’exister. Pour de nombreux touristes, ces “bonnes pratiques” ne sont pas assimilées. Égoïsme ou ignorance ?
Au detour du monde – emission du 22 mars 2009
source : Au detour du monde